Accueil

 

Téléchargez la lettre d'information de janvier

Education Magazine (Janvier / Février)
Appréciation des utilisateurs: / 0
Écrit par Animateur du site   
31-01-2010
La publication d’une nouvelle revue consacrée à l’éducation est toujours une bonne nouvelle et mérite d’être saluée. Le numéro 3 du bimestriel d’Education Magazine (3,5 Euros) est consacré notamment au redoublement, à l’orientation, à la notation des enseignants ou encore au harcèlement entre élèves, au sommaire aussi un entretien avec Luc Chatel. On ne trouvera pas d’annonces particulières du ministre mais un rappel de ses priorités parmi lesquelles la réforme des lycées, la mastérisation de la formation des enseignants et la volonté de mettre en place une véritable politique de gestion des ressources humaines, « domaine négligé depuis 25 ans ».
 
Education Magazine est plutôt une réussite sur la forme, la mise en page est aérée, les photographies sont nombreuses et mettent en scène tous les membres de la communauté scolaire : parents, professeurs ou élèves. La publicité n’est pas (pour l’instant ?) envahissante, elle n’occupe que 8 pages sur 67 et ne vient pas se nicher au cœur du texte. 
En revanche, le fond est de qualité inégale, si l’article sur le harcèlement entre élèves est très intéressant et propose un contenu riche, d’autres articles sont plus décevants soit parce qu’on n’y apprend pas grand chose soit parce que le contenu comporte des erreurs ou des oublis. Ainsi, on peut lire que le stage d’observation en milieu professionnel peut se faire en classe de 4 ème ( !!) et le lecteur continuera d’ignorer que tous les établissements du collège au lycée doivent définir un parcours de découverte des métiers et des formations (PDMF) et mettre en place obligatoirement des entretiens d’orientation pour tous leurs élèves.
Cet article contient 2 commentaires.
Dernière mise à jour : ( 31-01-2010 )
Lire la suite...
 
Ecole et territoire
Appréciation des utilisateurs: / 3
Écrit par Christophe Charly   
30-01-2010

Dès maintenant, tordons le coup à une idée trop répandue : la carte scolaire, aujourd’hui, n’a pas disparu ! Pour quelques temps encore elle est toujours d’actualité. Nous profitons du débat sur cette question pour nous attarder sur la relation entre l’Ecole (avec un grand « E ») et le territoire. Dès sa création l’Ecole a été rattachée à un territoire. Cette relation n’était pas spécialement lisible. Elle n’a pas non plus fait débat par manque de conscience de son importance. Nous étions alors dans une société peu éduquée et avec des médias ayant une diffusion restreinte (techniquement et par une population ne sachant pas, encore, lire). Une fois cette société éduquée, elle était formatée par le système – et elle l’est toujours – donc peu susceptible de le mettre en cause !

A la création Les lycées créés par Napoléon se sont vus installés avec des critères géographiques. Ils sont implantés dans les villes. Ensuite la règle a voulu qu’ils soient implantés dans les préfectures voire dans les sous-préfectures. Dès leur création ils avaient pour vocation d’accueillir les meilleurs élèves des écoles municipales. Les écoles primaires ont connu un développement plus tardif mais aussi plus généralisé. Au début du XXème siècle le lycée connaît une réforme le recentrant sur les enseignements et l’externat qui lui donne l’organisation qu’il conservera plus d’un demi-siècle.

Ainsi en 1902 se met en place un système à deux vitesses : l’enseignement primaire à composante fortement rurale et le lycée, la voie royale, à visage urbain. Les écoles sont communales et les instituteurs sont les émissaires de l’Etat, de la Nation dans les campagnes de France. Elles sont donc bien attachées à un territoire. Elles le sont doublement : par leur secteur de recrutement et par le lien organique créé dès l’origine avec les municipalités qui doivent les financer et héberger les enseignants. On retrouve ce lien, certes plus large, avec le certificat d’étude primaire dont les épreuves se déroulent au chef lieu de canton. Les élèves accueillis sont donc à l’image du lieu d’implantation. Il ne venait pas à l’esprit des familles d’aller dans la commune voisine pour scolariser leurs enfants. Pour les lycées, en revanche, il n’y pas de sectorisation ni de lien avec une collectivité. Ce sont des établissements d’Etat. Par leur implantation urbaine en revanche ils accueillent des citadins, des enfants de la bourgeoisie. Exceptionnellement ils accueillent les bons élèves des écoles primaires, là encore urbains car il faut que les familles supportent le surcoût de la scolarité (s’il doit y avoir des transports notamment).

Au-delà de ces différences, l’implantation des écoles dans les communes ne s’est pas faite sans difficulté ! Les communes vivaient mal cette intrusion de l’Etat dans leur territoire et les coûts engendrés. Il en était de même avec les familles qui ne comprenaient pas cette obligation d’envoyer leurs enfants… Il a fallu réaliser des compromis dont nous connaissons encore aujourd’hui des traces dans notre calendrier scolaire avec la longue coupure d’été nécessaire pour laisser les jeunes à disposition des familles pour les moissons ! On retrouve bien là une conséquence de cette implantation essentiellement rurale de l’école primaire.

Le collège pour tous 

Au sortir de la guerre les français ont beaucoup d’enfants. Se pose alors la question de la scolarisation de ces jeunes. Parallèlement il y a la confrontation entre la logique d’un enseignement primaire et secondaire. Le premier est assuré avec des enseignants pluridisciplinaires et le second avec des professeurs monovalents. Il est alors créé le CES (collège d’enseignement secondaire) regroupant l’enseignement primaire supérieur (alors dans les collèges d’enseignement général) et le « petit » lycée ainsi que les enseignements spécifiques (type section d’enseignement spécialisé ou classe de préapprentissage…). Dès leur mise en place les CES font l’objet d’un « classement » de la part des familles et restent en dessous des lycées en terme de réputation. C’est également à cette période que sont apparus les premiers processus de contournement de cette sectorisation. C’est donc à ce moment, en 1963, qu’ont été créés les secteurs de recrutement… Pour plus de détails sur cette question vous trouverez plus d’informations dans l’ouvrage consacré à la carte scolaire de Jean-Pierre Obin et Agnès Van Zanten.

Ce qui est assez caractéristique, est que cet évitement est, encore, essentiellement un phénomène urbain. Ailleurs, la contrainte des transports ralentit considérablement ce processus. Toutefois le lien avec le territoire est fort puisque la logique d’implantation des CES est d’en construire un par canton ! Il se crée ainsi un maillage territorial : dans les communes le premier degré d’enseignement et dans les chefs lieu de canton, le collège. Les lycées restent dans les (sous)préfectures (avant que la poussée démographique amène des localisations s’extrayant de cette logique).Si les écoles primaires restent liées aux communes pour leur équipement, les établissements du second degré restent des établissements de compétence nationale jusqu’aux lois de décentralisation de 1982/83.

Dérogation et assouplissement de la carte scolaire

Dans la réalité, très rapidement des processus de dérogation ont été testés puis généralisés. Ainsi depuis le début des années 80 des familles « échappent » en nombre à la sectorisation. Ce qui est globalement reproché aux processus mis en place lors de cette période est l’opacité. Par ailleurs seules les familles « initiées » accèdent à ces procédures. Ce qui est nouveau dans le processus actuel (qui devrait être accompli totalement à la rentrée 2010) est l’accent mis sur la composante sociale. C’est en effet sur des critères sociaux (notamment basé sur l’attribution de bourse) que doivent être étudiés les demandes de dérogation.

Cet article contient 2 commentaires.
Dernière mise à jour : ( 31-01-2010 )
Lire la suite...
 

Qui est en ligne ?

Il y a actuellement 6 invités en ligne

INVITATION

Personnel-de-direction.fr

organise le 6 Mars 2010 à Lyon

des rencontres autour

de la difficulté scolaire.

POUR EN SAVOIR PLUS.

Identification






Mot de passe oublié ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous

OU SURFER ?

AFAE (ASSOCIATION)

CAFE PEDAGOGIQUE (ACTUALITE)

CAP CANAL (TV EDUCATIVE)

CAHIERS PEDAGOGIQUES (PUBLICATIONS)

ESEN (ECOLE DES CADRES)

EDUCINFO (SITE PAYANT)

EDUCATION ET DEVENIR (ASSOCIATION)

EDUSCOL (TEXTES, CIRCULAIRES,...)

INRP (RECHERCHE EN EDUCATION)

OBSERVATOIRE DES INEGALITES (PAGE EDUCATION)

MINISTERE DE L'EDUCATION

EDUCNET (TICE)

NOUVELLES-DIRECTIONS.FR

ONISEP (ORIENTATION) 

VOUSNOUSILS (ACTUALITE)

SYNDICATS PERSONNELS DE DIRECTION

SNPDEN

INDEPENDANCE ET DIRECTION

SGEN-CFDT

SNUPDEN

SUR LE WEB...

De nombreux spécialistes de l'éducaton publient

des contributions sur le site

du conseil scientique de la FCPE ,

on vous conseille sa fréquentation !


Au sommaire
de la lettre d'info
de janvier
:

- Le mot du Bureau
- Dans l'actualité
- Les correspondants académiques
- L'actualité du site
- et... le Bulletin d'adhésion :-)

 

La préparation du concours


Tous les messages depuis 24 heures...

Statistiques

Membres: 2734
Publications: 131
Liens: 18

Flux d'infos